Le départ des troupes britanniques (1918-21)

Au lendemain de l’Armistice de novembre 1918, l’heure est désormais à la préparation du rapatriement des troupes britanniques qui ont combattu sur le front ouest. Alors que les survivants quittent progressivement le sol de France, les dépouilles de plusieurs centaines de milliers de Tommies, morts au combat, vont demeurer à jamais sur le territoire s’étendant de la Somme à la Belgique flamande. Les innombrables cimetières militaires qui jalonnent les paysages de ces régions en témoignent.

Le corps d’un soldat britannique, toutefois, retourne au pays. En effet, en 1920, la Grande-Bretagne et la France décident de rendre hommage aux combattants tués en célébrant la dépouille d’un soldat inconnu. Début novembre, plusieurs corps de soldats britanniques anonymes sont exhumés des différents champs de bataille du front ouest. Les cercueils, recouverts de l’Union Jack, sont ensuite rassemblés à Saint-Pol-sur-Ternoise (Pas-de-Calais). L’une des dépouilles est alors désignée au hasard par le Général Wyatt, commandant des troupes britanniques en France et Belgique, pour devenir celle du soldat inconnu britannique. La dépouille de ce soldat est ensuite acheminée vers Boulogne-sur-Mer où, à l’issue d’une cérémonie franco-britannique, elle est embarquée à destination de Douvres. Le 11 novembre 1920, à 11 heures, le corps du soldat inconnu britannique est inhumé à Londres, en présence de Georges V, dans la nef de l’abbaye de Westminster.

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  • Annonce sur la vente de préfabriqués anglais, 23 mars 1919, journaux, Archives départementales du Pas-de-Calais – côte PG 224/9

    Dès 1919, le démantèlement des camps britanniques donne lieu, dans la presse locale, à de nombreuses propositions de vente aux particuliers de baraquements et de huttes.

  • Portrait de deux travailleurs chinois, premier quart du 20e siècle, photographie, Archives de Dunkerque – Centre de la mémoire urbaine d’agglomération

    Au lendemain de l’Armistice, de nombreux travailleurs chinois sont désormais employés à assainir les anciens champs de bataille : exhumation des corps de soldats pour les transférer vers des cimetières définitifs, récupération des munitions non explosées….

  • Caron Achille (1888-1947), Construction du cimetière britannique d’Etaples, premier quart du 20e siècle, plaque de verre, © Musée Quentovic – Ville d’Etaples-sur-Mer

    La vaste nécropole britannique d’Etaples témoigne des nombreux décès de soldats soignés dans les hôpitaux implantés à proximité durant le conflit.

annonce sur la vente de préfabriqués anglaisportrait de deux travailleurs chinoisconstruction du cimetière britannique d’Etaples