La dispersion

Pendant le voyage, des Chinois de toutes les couches sociales se côtoient. Le long voyage qu’ils endurent ensemble dans des circonstances pénibles, tisse un lien fort entre les travailleurs. Arrivés en Europe, ils sont d’abord placés dans un grand camp, où ils sont ensuite répartis en différentes compagnies. Les malades sont laissés sur place. Les autres travailleurs sont dirigés vers plusieurs camps dispersés dans la région où règne la guerre. On les retrouve ainsi dans différents camps des Flandres belges, du Pas-de-Calais et de la Somme, mais aussi partout en France.

Certains meurent, d’autres survivent. Certains restent vivre en Europe, la plupart retournent en Chine. La plupart du temps, ils ne se reverront pas. Cette séparation est pénible pour les travailleurs chinois.

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  • Article de « L’Excelsior », 22 août 1916, journal, ©Bibliothèque nationale de France, Paris

    Une fois arrivés en Europe, les travailleurs chinois sont dispersés entre différents camps.

  • Vonges, une fête aux baraquements chinois, premier quart du 20e siècle, carte postale, collection Jean-François Thomassin, Vonges Lors de leur séjour en France ou en Belgique, les ouvriers chinois sont amenés à rencontrer des civils.

    « Ce sont des gars étranges (…). Leur occupation favorite est de regarder les vitrines des magasins, de préférence des magasins de friandises et de fruits (…). » Achiel Van Walleghem, curé de Dikkebus, août 1917.

  • Portrait de Gu Xingqing, Poperinge, 1917, photographie extraite de « Souvenirs de mon travail durant la guerre en Europe », édité à Changsha, 1937-38

    Ce cliché représente Gu Xingqing, interprète du Chinese Labour Corps (CLC). En effet, le CLC comprend aussi des traducteurs. Ceux-ci ont un rôle essentiel à jouer pour faire le lien entre les commandements français et britanniques et les compagnies de travailleurs. Leurs uniformes et badges sont différents de ceux des travailleurs, afin de les en distinguer.

Article de « L’Excelsior »Vonges – Une fête aux baraquements chinois – les échassesportrait de Gu Xingqing